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CREATION

C'est au lendemain de la seconde guerre mondiale que le souci de la revalidation des personnes handicapées et d'une politique d'intégration des personnes moins-valides aux circuits socio-économiques normaux a pris une réalité dans plusieurs pays.

Les conséquences de conventions internationales signées par la Belgique se sont tout d'abord traduites dans la loi du 28 avril 1958, relative à la formation et à la réadaptation professionnelle ainsi qu'au reclassement social des handicapés. Pour la première fois, un programme national était mis sur pied, qui prévoyait un ensemble de mesures visant à préparer les personnes moins valides à accéder à un emploi. C'est dans ce contexte qu'est apparue la notion d'atelier protégé. Mais il a encore fallu cinq ans pour que les premiers ateliers protégés ouvrent leurs portes.

Il fallut attendre la loi du 16 avril 1963 qui instaura le Fonds national de reclassement social des handicapés pour que les personnes handicapées puissent bénéficier du meilleur traitement médical ou chirurgical en vue d’atteindre une récupération fonctionnelle maximale et de réaliser ou d’améliorer ainsi l'aptitude à l'emploi. Cette loi et ses arrêtés d'exécution définissent un ensemble de mesures concernant la revalidation médicale et professionnelle ainsi que le reclassement social des personnes handicapées. En ce qui concerne la vie professionnelle, ces textes prévoient notamment un système d’emploi de ces personnes dans les ateliers protégés.

La loi de 1963 prévoit également d'autres possibilités de placement des personnes handicapées, plus orientées vers un milieu de travail " ouvert ", à savoir :

  • dans les entreprises privées;
  • dans les administrations publiques;
  • dans l'artisanat ou dans les professions indépendantes.